Encre photovoltaïque organique : imprimer du solaire partout !

10/07/2011

Encre photovoltaïque organique à base de polycarbazoles

Encre solaire organique à base de polycarbazoles

L’encre solaire n’est pas un rêve, c’est une réalité. Imprimer une substance photovoltaïque organique est maintenant possible, même avec une simple imprimante à jet d’encre.

De façon plus industrielle, la société Konarka Technologies utilise déjà des presses rotatives capables de produire 10 mètres de pile solaire à la minute. Pour cela, la société imprime une encre photovoltaïque à base de polymère polycarbazole sur du film plastique souple, fin et léger.

Cette encre photovoltaïque offre un rendement d’environ 8% pour l’instant. L’encre solaire ne rivalise donc pas encore avec les rendements des panneaux photovoltaïques traditionnels, mais il sera possible grâce à cette encre d’imprimer du photovoltaïque un peu partout et pour un prix très abordable.

Cette encre photovoltaïque organique est un polymère soluble composé de molécules de la famille des polycarbazoles. Des molécules construites par des chercheurs atome par atome pour créer un polymère photovoltaïque liquide imprimable en rotatives d’imprimerie.

Photovoltaïque organique pas cher pour toute surface

À la différence de certaines technologies photovoltaïques, cette encre plastique n’est composée d’aucun composant rares et chers (comme l’Indium). Il est donc possible d’imprimer en masse et à bas coût des films photovoltaïques plastiques pour donner à toute sorte de surfaces une capacité photovoltaïque.

Cette encre solaire révolutionnaire capable d’absorber les rayons solaires et de les convertir en électricité a été à l’origine développée au Québec par l’équipe de Mario LECLERC, chimiste à l’université de LAVAL.

Le gros avantage d’une telle encre est qu’elle peut être appliquée un peu partout pour transformer des objets, mobiliers ou n’importe qu’elle surface en pile solaire organique. Il est possible d’imprimer des tissus, des films plastiques ou du verre pour transformer rideaux, vêtements, parasols ou même des vitrages en piles photovoltaïques.

Pour une production de masse à prix bas, le mieux est de remplacer l’encre noire utilisée en imprimerie pour produire les journaux par l’encre solaire qui est en fait un véritable semi-conducteur. Le papier est alors remplacé par un film plastique et le tout forme une pile solaire entièrement plastique.

Polycarbazole : un polymère créé pour faire une encre solaire

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont créé atome par atome une nouvelle famille de molécules : les polycarbazoles. Ils ont assemblés des atomes de carbone, d’hydrogène, d’azote et de souffre pour obtenir un matériau à la fois photosensible, conducteur d’électricité, résistant à l’eau, à la chaleur et aux intempéries tout en étant soluble pour être dissous dans une encre.

Au bout de 6 à 7 ans de travail, de combinaisons et recombinaisons multiples des atomes, les scientifiques ont réussi à améliorer l’efficacité de leur polymère polycarbazole pour atteindre un rendement de conversion de l’énergie solaire en électricité de 8%.

Pour produire des piles solaires organiques en masse de façon industrielle, il faut encore améliorer le matériau car les paramètres de réaction sont différents d’une production en laboratoire et posent encore certaines difficultés qui doivent être surmontées.

A terme, il serait possible de produire des piles solaires par rotatives d’imprimerie à un débit de 3 mètres de film photovoltaïque organique à la seconde pour un prix très abordable. En comparaison, les panneaux solaires traditionnels en silicium sont très longs à produire en plus d’être rigides, encombrants, lourds et inesthétiques.

Un peu plus...

{ 1 commentaire… le lire ci-dessous ou ajouter un commentaire }

Mario novembre 16, 2011 à 21:40

Bonjour,

Y’a-t-il une méthode pour enduire ou couvrir des panneaux de serres déjà existants?

Merci pour votre réponse.;0)

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